Invitez-la donc à entrer

Posted in Poème, Poésie on 11 juillet 2009 by Josef Bakou

Si la muse frappe à votre porte
Invitez-la donc à entrer

Comme vous le feriez
Avec monsieur votre voisin

Mais avec elle
Gare à n’échanger
Que des politesses !

L’arbre ancestral

Posted in Poème, Poésie on 6 juillet 2009 by Josef Bakou

Ma fille

L’arbre ancestral
La mémoire déjà trop chargée

Ne se souviendra ni de toi

Ni des petites étoiles charmantes
Venue la nuit
Qui filent au dessus de sa tête …

Je CH… sur l’Ordre

Posted in Poème, Poésie on 6 juillet 2009 by Josef Bakou

Un pouce de ta peau claire
Vaut toute la mienne, basanée

Ainsi le veut l’Ordre
Je CH… sur l’Ordre.

Dein Spiegelbild auf dem Meer

Posted in Lyrik on 3 juillet 2009 by Josef Bakou

Dein Spiegelbild auf dem Meer
Rutscht mir zwischen die Finger

Mein Mond
Dich will Ich …

(aus dem Französischen übersetzt)

Ton reflet sur la mer

Posted in Poème, Poésie on 2 juillet 2009 by Josef Bakou

Ton reflet sur la mer
Me glisse entre les doigts

Ma lune
C’est toi que je veux …

Certitude

Posted in Poème, Poésie on 2 juillet 2009 by Josef Bakou

La mer me fuit

Certitude :
Je rejoindrai un jour le rivage
Je goûterai à la saveur du large
Je me laisserai
Doucement
Emporter par la vague

Je m’installe cet été
En ma prison de commerce …

Pour te séduire

Posted in Poème, Poésie on 18 juin 2009 by Josef Bakou

J’ai donné à ma voix un timbre
Et j’ai chanté

J’ai créé la percussion
Et j’ai joué de l’instrument

Que de pirouettes dans l’air
Que de tourbillons

Pour te séduire

Sans quoi
Tu serais passée
Indifférente …

Il est tout

Posted in Es-Saguia, Poème, Poésie on 9 juin 2009 by Josef Bakou

Une fois pour toute
Que je vous décrive la taverne.

Les murs, déjà, vous étonnent :
Verticale et horizontale
Se confondent.

L’entrée par laquelle vous êtes entrés
N’est pas l’entrée
Mais la sortie.
Ivre, chancelant,
Vous vous dirigez vers la sortie
Mais c’est vers l’entrée que l’on vous mène.
En un mot :
A la taverne, on n’entre pas
De la taverne, on ne sort pas.

Les guirlandes que vous voyiez colorées
Ne le sont plus.
Elles ne sont plus.
Tout est lumière.

Hans était ici
Assis à votre table.
Où est-il ?
Qui êtes-vous ?

Es-Saguia, la serveuse, belle
Elle,
Est là.
Son parfum merveilleux vous imprègne
Il est vous-même
Il est partout
Il est tout.

A jamais muet

Posted in Poème, Poésie on 2 juin 2009 by Josef Bakou

Une muse
Ne repousse pas
Son poète

Ou alors seulement
De ses doigts de tendresse

Il irait sans quoi
A jamais muet
Comme une ombre
S’évanouir dans la brume …

Puisqu’il est vitæ

Posted in Poème, Poésie on 25 mai 2009 by Josef Bakou

N’en déplaise au ministère
Je mettrai dans mon curriculum

Puisqu’il est vitæ

Que maintes fois
J’ai eu l’infime honneur

De serrer la main

A la Folie.

Avec des mots qui dansent

Posted in Poème, Poésie on 24 mai 2009 by Josef Bakou

Le combattant meurt
L’arme à la main

Le poète meurt
Dans la tête
Des mots qui dansent …

L’Arbre aime-t-il les hommes ?

Posted in Poème, Poésie on 22 mai 2009 by Josef Bakou

(A Gibran Khalil Gibran)

Et Almitra demanda
Ou peut-être ne demanda-t-il pas :

L’Arbre aime-t-il les hommes ?

Et le prophète répondit
Ou peut-être ne répondit-il pas :

Ceux-là qui croient
Que l’Arbre ne fait que donner ou prendre
Et qui ne prient
Que pour qu’il leur donne
Ou qui ne prient
Que pour qu’il ne leur prenne pas

Ceux-là
Sont à l’Arbre indifférents …

L’enfant regardait la flamme

Posted in Poème, Poésie on 22 mai 2009 by Josef Bakou

La mère alluma un cierge
L’enfant en fit autant

La mère plongea dans les prières

L’enfant regardait la flamme
Emerveillé.

Pour meubler le silence

Posted in Poème, Poésie on 17 mai 2009 by Josef Bakou

Aux autres
Je n’ose dire ma pensée.

J’écris
Pour meubler le silence.

Marie,
A toi seule, je me confie :
Je rêve de toi
Me prendre dans tes bras
Et me bercer …

Un inconnu

Posted in Poème, Poésie on 11 mai 2009 by Josef Bakou

Vous est-il arrivé
Dans la rue
De croiser un homme

Un inconnu

Que vous auriez aimé
Entraîner
Vers un estaminet
Vider avec lui
Quelques demis

Lui raconter vos voyages
Votre vie

Et tard dans la soirée
Sur son épaule

Comme un enfant

Pleurer ?

Welcome to the paradies !

Posted in Poème, Poésie on 10 mai 2009 by Josef Bakou

Si ni l’hiver n’a eu raison de toi
Ni la guerre
Ni la faim
Ni la peur
Ni même la solitude

Si tu peux encore voir les couleurs déborder
Si tu peux encore voir la lumière éclater

Alors :

Welcome to the paradies !

L’argent

Posted in Poème, Poésie on 10 mai 2009 by Josef Bakou

Le diable est un éminent savant.

Pourquoi Nobel
Persiste-t-il
A l’ignorer ?

Parmi ses grandes inventions :
L’argent.

Wäre ich der Wind !

Posted in Lyrik on 9 mai 2009 by Josef Bakou

Der Wind
In einem Sog gefangen
Beschwert sich nicht über den Schwindel.

Wäre ich der Wind !

(aus dem Französischen übersetzt)

Que ne suis-je le vent !

Posted in Poème, Poésie on 8 mai 2009 by Josef Bakou

Le vent
Pris dans un tourbillon
Ne se plaint pas de vertige.

Que ne suis-je le vent !

Et puis il y a moi

Posted in Poème, Poésie on 4 mai 2009 by Josef Bakou

Dans notre classe
Il y a bien des élèves intelligents

Karl, par exemple
Qui dit que les sous
Ca ne sert à rien

Et Sigmund
Amoureux de notre maîtresse
Un grand timide
Que j’ai surpris un jour pourtant
A pincer une fille

Sans parler d’Albert
Qui fait tout le temps des grimaces
Et n’arrête pas d’essayer
D’attraper un rayon de soleil
Rien que de la main

Et puis il y a moi
Mais moi …

savants1