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Comme un enfant

L’oubli
Comme une brise légère
Balayera le parfum
Des fleurs et des couleurs

Puis les vagues emporteront
Le souvenir des plages dorées
Et celui de ta peau brulante

Puis ..

Comme un enfant
Tu courras te blottir
Dans les bras
De l’automne éternel …

Les yeux fermés

Le cyclone

Les yeux fermés

A ravi
Nombre de gens
De ma famille …

N’est-ce pas sa profession ?

Il est vrai
Qu’elle est désinvolte

Mais à ceux qui clameront:
Elle a encore frappé !

Il faut doucement dire:

Pourquoi lui en vouloir ?
N’est-ce pas sa profession ?

On dira de toi

C’était …

C’était un bel été
On dira de toi
Mon poète

Qui voudrait déjà
Rejoindre la mer …

Face aux saisons

L’Ancien
D’entre nous tous le plus sage
Se résignera-t-il enfin
A reconnaître

Face aux saisons

La défaite ?

Vois en ce moment
Le printemps

Il jubile !

Le temps et toi

Le temps et toi

I-né-luc-ta-ble-ment

Un jour

Négocierez
Ta capitulation …

L’arbre, qui m’enseigna

Je n’ai rien appris à l’école

Mon maitre le désert
Mon professeur le vent
L’arbre, qui m’enseigna
Je les ai rencontrés ailleurs …

Bras d’sus, bras d’sous

Ce sera un soir bleu
Comme à notre première sortie
Je le pressens

Avec Elle
Bras d’sus, bras d’sous
J’irai aussi

Mais le cœur un peu gros …

Ton masque d’Arlequin

Arrête de jouer
Nous t’avons reconnue

Tu es la Vie

Tu peux ôter
Ton masque d’Arlequin

De tous les temps (à Ouda M.)

Le monocle haut
Patiemment
J’attendais
L’arrivée de la poste.

Pied charmant
Dans un moment
Foulera le sol.

Elle, que j’espère,
Est des vivants
De tous les temps.

L’ile continuera de flotter

L’ile continuera de flotter
Mal amarrée par mes ancêtres
Marqués à la fleur de lys.

Quand à moi, je m’en vais
Je vous ai tout dit …

Avec des petits loups

Et aussi sur cette terre:

Mitch
Le cœur gros

Des corps menus
Qui combattent la fièvre

Avec des petits loups
Des anges
Qui jouent …

Les dieux d’argile

Ses mains sont faites
Pour malaxer
Les dieux d’argile

Pour tenir les calumets
Qui conjurent la guerre

Ton ancêtre
Est le mien.

Rosée du matin

Grosses larmes sur les joues
Rosée du matin

Eclat et douceur
Il te donnera

N’aie peur du soleil
Mon bourgeon

Des cris de cormorans

Loin derrière
O bien loin
La terre ferme
Les yeux grands brillants
Les cheveux longs noirs
Noir de jais
Les lèvres charnues

Cependant que nous entourent
Des cris de cormorans
De goélands
De mouettes
Suspendus dans l’air

Puis l’albatros
Est venu se poser sur la vague

La tempête nous emportera
Nos souvenirs
Et nos espoirs.

Je déménage

De visage
En visage
Je déménage

De doux sourires
Un jour
A l’effrayante grimace …

Du fliehst vor dem Herbst

Du fliehst vor dem Herbst

Zum Herbst
wirst Du wiederkehren.

Pauvre toi

La muse aime le rire
Et les sous sonnants.

Pauvre toi
Triste
En guenilles …

Les enfants attendent

Turbulents
Bruyants
Les enfants attendent.

Le rideau se lèvera.

Sous les feux timides des rayons
Au son des gazouillements
Le printemps
Fera son entrée.

Aussi

Je te veux

Tout de suite

De la tête aux pieds

Vivante

Aussi
Ton parfum
Aussi
Ton regard.